The Associated Press Walid al-Moallen.

BEYROUTH — Le gouvernement syrien a écarté, dimanche, une proposition des Nations unies voulant qu’une autonomie soit conférée aux quartiers est d’Alep, occupés par les rebelles, dans l’optique d’un retour au calme.

Le ministre des Affaires étrangères, Walid al-Moallen, estime que les institutions étatiques doivent d’abord être «restaurées» dans la ville et les militants doivent être expulsés.

Au moins 164 civils ont perdu la vie depuis que le gouvernement a relancé son offensive pour reprendre la portion d’Alep tenue par les forces rebelles, il y a six jours, rapporte l’Observatoire syrien des droits de la personne (OSDH).

Quelque 275 000 personnes sont prises au piège à Alep, selon les estimations de l’ONU.

L’envoyé spécial de l’ONU en Syrie, Staffan de Mistura, avait proposé au gouvernement syrien qu’il concède les districts orientaux de la ville aux forces rebelles en échange de la paix. Il avait, par le fait même, appelé les quelque 900 militants affiliés à Al-Qaïda qui se trouvent dans l’est d’Alep à quitter pour se rendre dans d’autres territoires syriens tenus par des rebelles.

Au terme d’un rencontre avec M. de Mistura, dimanche, le ministre Al-Moallen a toutefois refusé de faire une telle concession. Restaurer la loi et l’ordre gouvernementaux est une question de «souveraineté nationale», a-t-il soutenu en conférence de presse.

Plus tôt dimanche, au moins huit enfant ont été tués lorsque des tirs de roquettes ont frappé une école située dans l’ouest d’Alep, a indiqué l’OSDH. Un enseignant aurait aussi perdu la vie, ont rapporté des médias officiels de l’État.

Par ailleurs, les forces de l’opposition syrienne se préparaient, dimanche, à attaquer Al-Bab, une localité à 35 kilomètres au nord-est d’Alep tenue par Daech (le groupe État islamique). Celles-ci sont soutenues par des militaires turcs, ce que le ministre Al-Moallem a qualifié d’attaque contre la souveraineté du territoire syrien.

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