The Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti — L’élection présidentielle en Haïti, ayant déraillé à de nombreuses reprises, se déroule de manière relativement paisible, dimanche, alors que le pays tente d’ancrer sa démocratie fragile sur des bases plus solides après près d’un an d’un gouvernement provisoire.

Le taux de participation semblait dérisoire dans la majeure partie du sud-ouest du pays, région ravagée par l’ouragan Matthew le mois dernier et touchée par des précipitations, dimanche. Mais dans la capitale densément peuplée de Port-au-Prince et dans la plupart des autres secteurs, le scrutin semblait se dérouler plutôt bien, malgré des retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote.

Alain Joseph, un chauffeur de taxi et père de quatre enfants qui arborait un chandail au rose éclatant en appui au parti de l’ex-président Michel Martelly, déclarait qu’il allait attendre aussi longtemps qu’il le faudrait pour avoir l’occasion de voter.

La police a signalé quelques incidents isolés d’intimidation d’électeurs et de perturbations, incluant une tentative de mettre le feu à un bureau de vote à Port Margot, dans le nord du pays. Dix-huit arrestations avaient été effectuées en début d’après-midi à l’échelle du pays de 10 millions d’habitants.

Léopold Berlanger, président du Conseil électoral provisoire en Haïti, a affirmé aux médias que les autorités étaient «satisfaites» du déroulement de la journée électorale, bien que le vote n’ait pas pu se tenir dans deux districts isolés. Il a aussi indiqué que certaines personnes s’étaient plaintes de ne pas retrouver leur nom sur les listes d’électeurs.

Les quelque six millions d’électeurs enregistrés ne manquent pas de choix: 27 candidats à la présidence figurent sur les bulletins. Les deux candidats qui auront obtenu les meilleurs résultats doivent en venir aux prises dans un deuxième tour, le 29 janvier, à moins qu’un candidat dans cette course très achalandée soit en mesure d’obtenir plus de 50 pour cent des voix.

Des résultats ne sont pas attendus avant huit jours, et le directeur général du conseil électoral, Uder Antoine, a affirmé qu’il faudrait peut-être encore davantage de temps avant d’y arriver.

Le scrutin doit aussi permettre d’établir la composition du Parlement, alors que les électeurs sont appelés à choisir leurs candidats pour le tiers du Sénat et les 25 sièges restants de la Chambre des députés.

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