CANBERRA, Australie — Deux avocats canadiens ont demandé lundi aux parlementaires australiens d’adopter une résolution qui inciterait la Chine à mettre fin immédiatement à ce qu’ils décrivent comme étant la récolte des organes de prisonniers d’opinion.

L’ancien député et procureur David Kilgour et son collègue David Matas, un avocat spécialisé en droits de la personne, ont présenté des preuves qui, selon eux, démontrent que la Chine effectue entre 60 000 et 100 000 transplantations d’organes chaque année.

Ils prétendent également que l’exécution d’adeptes du groupe spirituel illégal Falun Gong, de Ouïghours musulmans, de bouddhistes tibétains et de chrétiens est la «seule explication plausible» pour obtenir une telle quantité d’organes.

Leur rapport ajoute que la Chine se doit d’expliquer d’où proviennent les organes transplantés.

La Chine affirme avoir procédé à 10 057 transplantations l’an dernier et assure qu’elle ne prélève plus les organes de détenus exécutés depuis janvier 2015. Cette affirmation est toutefois accueillie avec un certain scepticisme, notamment de la part des États-Unis et de l’Union européenne.

M. Kilgour prétend que l’Australie se fait tirer l’oreille dans ce dossier en raison de ses liens économiques étroits avec la Chine, qui est son plus important partenaire commercial.

L’opacité du système judiciaire chinois empêche de vérifier si des adeptes du Falun Gong ou des chrétiens sont réellement exécutés pour leurs organes. La plupart des organisations internationales de défense des droits de la personne ne font pas non plus un cheval de bataille de cette affaire.

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