BAGDAD — Daech (le groupe armé État islamique) pourrait utiliser des armes chimiques pour repousser les forces irakiennes qui tentent de s’emparer de la ville de Mossoul, dans le nord du pays, prévient un nouveau document.

L’analyse dévoilée mardi par IHS Markit précise que Daech a eu recours à des armes chimiques à 71 reprises en Irak et en Syrie, depuis 2014.

Le groupe estime qu’il y a un risque élevé de voir Daech lancer de telles armes contre les civils de Mossoul ou contre l’armée irakienne, principalement du chlore ou des agents moutarde.

IHS Markit affirme que Mossoul était au coeur de la production d’armes chimiques par Daech, mais que ces activités ont été déplacées vers la Syrie avant le début de l’offensive irakienne.

Daech aurait utilisé des armes chimiques 52 fois en Syrie et 19 fois dans la région de Mossoul depuis 2014, quand le groupe s’est emparé de vastes territoires en Irak et en Syrie.

À Mossoul, l’armée irakienne tente maintenant de s’emparer du quartier de Zohour, mais ses progrès sont ralentis par la résistance acharnée des djihadistes et par la présence de nombreux civils dans le secteur.

Mossoul est la deuxième plus grande ville d’Irak et le dernier bastion urbain de Daech au pays. Les principaux gains de l’armée irakienne ont été réalisés par les forces spéciales qui attaquent l’est de la ville. Des peshmergas kurdes et des miliciens sunnites participent aussi à l’offensive, avec la couverture aérienne de la coalition américaine.

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