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BEYROUTH — Le chef des opérations humanitaires des Nations unies a lancé un cri d’alarme, lundi, quant à la dégradation de la situation dans les quartiers de l’est d’Alep, en Syrie, tenus par les forces rebelles.

Stephen O’Brien a soutenu devant le Conseil de sécurité de l’ONU que les conditions étaient passées de «terribles» à «terrifiantes» et qu’il était désormais «à peine» possible d’y survivre.

La dernière distribution de rations alimentaires de l’ONU remonte au 13 novembre et les organisations non gouvernementales locales ne disposent aujourd’hui que «d’une poignée de rations» dans la partie assiégée d’Alep, a-t-il fait valoir.

Le nombre de Syriens qui se trouvent dans les zones assiégées d’Alep a d’ailleurs plus que doublé, a-t-il relevé, pour s’élever à près d’un million de personnes. Il accusé Bachar el-Assad d’intentionnellement isoler et d’imposer un jeûne à ces individus qui font pourtant partie de la population syrienne, bien que plusieurs d’entre eux s’opposent à son régime.

M. O’Brien a par ailleurs vertement critiqué le gouvernement syrien qui bombarde ces zones habitées et omet de donner aux civils un accès à des soins médicaux.

À ce chapitre, la directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Elizabeth Hoff, a rapporté que la totalité des huit hôpitaux dans l’est d’Alep ne fonctionnaient plus ou à peine à suite de la série d’attaques du dernier mois. En tout, 126 hôpitaux de l’ensemble du territoire syrien ont été touchés par des offensives de janvier à septembre, a-t-elle relevé, pressant le Conseil de sécurité de l’ONU de s’affairer à mettre un terme à ce type d’attaques.

Depuis le début de novembre, 11 hôpitaux ont été visés, et certains plus d’une fois, a-t-elle précisé lors d’une vidéoconférence à Damas.

L’Allemagne a par ailleurs pointé du doigt la Russie et l’Iran, arguant que les deux pays contribuent à la souffrance des civils pris au piège à Alep.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a pour sa part réitéré sa demande qu’une zone d’exclusion aérienne soit établie dans le nord de la Syrie, en dépit de la réticence de Washington.

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