The Associated Press Nigel Farage et Donald Trump se sont rencontrés en août dernier.

LONDRES — Le président américain désigné Donald Trump a suggéré tard lundi à la première ministre britannique Theresa May de nommer Nigel Farage ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis — une éventualité que Londres a rapidement balayé du revers de la main.

M. Farage est le fondateur du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), une formation politique qui a joué un rôle de premier plan dans la décision des Britanniques de claquer la porte de l’Union européenne lors du vote référendaire du Brexit le 23 juin.

M. Trump a lancé sur Twitter, tard lundi, que «plusieurs personnes» aimeraient voir M. Farage diriger la diplomatie britannique aux États-Unis, avant de déclarer qu’«il ferait un travail fantastique!»

Un porte-parole de Mme May a rapidement répondu qu’il n’y a «pas de poste vacant» à l’ambassade britannique à Washington, en plus de saluer le travail de l’ambassadeur en poste, Kim Darroch.

Mme May avait précédemment rejeté l’idée de voir M. Farage agir comme liaison officieuse entre son gouvernement et l’administration Trump.

Le fondateur de l’UKIP a réagi avec colère dans un texte mis en ligne par Breitbart News, en déclarant que le «dédain envers moi, l’UKIP et le résultat du référendum est plus important pour eux (le gouvernement britannique) que ce qui serait bon pour notre pays». M. Farage a rappelé qu’il connaît plusieurs membres de l’équipe Trump depuis des années et affirmé qu’il serait bien placé pour cimenter les relations entre les deux pays.

M. Farage a brièvement fait campagne avec M. Trump et il a été le premier leader étranger à le rencontrer après son élection.

Le stratège principal de M. Trump et l’ancien directeur de sa campagne, Stephen Bannon, est l’ancien patron de Breitbart News, le site internet qui a publié le texte de M. Farage.

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