WASHINGTON — Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, ne poussera pas plus avant l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, contrairement à ce qu’il avait laissé entendre pendant une campagne durant laquelle ses partisans scandaient «Lock her up!» (Jetez-la en prison), a fait savoir mardi une proche conseillère.

Kellyanne Conway a déclaré sur les ondes du réseau MSNBC qu’une «majorité d’Américains» ne jugent toujours pas Mme Clinton honnête ou digne de confiance, avant d’ajouter que «si Donald Trump peut l’aider à guérir, alors ce serait peut-être une bonne chose».

M. Trump a passé les derniers mois à surnommer sa rivale «Crooked Hillary» (Hillary la malhonnête), à remettre en question l’intégrité de la Fondation Clinton et à condamner un département de la Justice qui refusait de déposer des accusations contre elle pour avoir utilisé un serveur de courriels privé pendant qu’elle était secrétaire d’État.

Il lui avait aussi déclaré face à face, lors d’un débat présidentiel, qu’elle se retrouverait «en prison» s’il était élu président.

Les commentaires de Mme Conway sont frappants puisque les enquêtes du département de la Justice se déroulent normalement sans la moindre influence de la Maison-Blanche. Elle a dit que M. Trump est «préoccupé» par plusieurs choses alors qu’il s’apprête à accéder à la présidence, mais que les choses qui ressemblent à ce qui a été dit en campagne n’en font pas partie.

Lors d’une entrevue diffusée par l’émission «60 Minutes» le 8 novembre, M. Trump avait déclaré qu’il «allait réfléchir» à une enquête concernant le couple Clinton, mais qu’il était surtout intéressé par la création d’emplois, les soins de santé, l’immigration et la sécurité des frontières.

Il avait aussi dit que si Mme Clinton «a fait des choses incorrectes», ultimement les Clinton «sont de bonnes personnes (et) je ne veux pas leur faire de mal».

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