WASHINGTON — Le président désigné Donald Trump semble adoucir le ton sur les changements climatiques et sur sa promesse de reculer sur l’entente internationale sur le climat de Paris qui vise à limiter les émissions de gaz à effets de serre.

Lors d’une entrevue avec les éditeurs et les journalistes du «New York Times», mardi, M. Trump a affirmé qu’il «garderait l’esprit ouvert» sur l’accord de Paris, qu’il avait promis de renégocier ou d’abroger en campagne électorale.

Le futur président aurait également reconnu qu’il pouvait y avoir un «certain lien» entre l’activité humaine et le réchauffement climatique, tout en soulignant que «cela dépend à quel point».

Cette entrevue réalisée deux semaines après l’élection présidentielle représente un virage important par rapport aux déclarations passées de Donald Trump, qui avait laissé entendre que les changements climatiques étaient un «canular» des Chinois pour miner l’industrie manufacturière des États-Unis.

M. Trump avait également pris en exemple les vagues de froid aux États-Unis comme preuve que les changements climatiques constituaient un «mythe».

S’il ne change pas d’idée, toutefois, Donald Trump serait le seul chef d’État sur la planète à nier l’existence des changements climatiques, selon le Sierra Club, qui a compilé les déclarations des dirigeants de 195 pays reconnus par le département d’État américain.

Bien que la position de M. Trump soit partagée par plusieurs élus républicains, il s’inscrit en faux contre un large consensus scientifique. Selon la NASA, 97 pour cent des scientifiques sur le climat s’entendent que la planète se réchauffe et que ce phénomène est causé par les émissions de gaz à effets de serre initiées par les humains.

Dix des années les plus chaudes de l’histoire ont eu lieu dans les douze dernières années, alors que 2016 devrait fracasser tous les records de chaleur. Selon différentes études, les calottes glaciaires du Groenland et l’Antarctique ont diminué de masse, tandis que le niveau des océans a augmenté de près de 17 centimètres au cours du dernier siècle.

Malgré ses déclarations en tant que politicien, le milliardaire semblait déjà avoir démontré qu’il croyait en quelque sorte au phénomène des changements climatiques. Plus tôt cette année, l’un des hôtels de l’empire Trump en Irlande avait cité la menace de la montée des eaux afin d’obtenir un permis pour construire un mur de pierre entre l’établissement et l’océan Atlantique.

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