Cliff Owen Cliff Owen / The Associated Press

WASHINGTON — Le président désigné Donald Trump a annoncé mercredi qu’il proposera la gouverneure de la Caroline du Sud, Nikki Haley, comme ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies.

Mme Haley, qui a accepté l’offre de M. Trump, deviendrait la première femme et la première non-Blanche à faire partie de l’administration Trump. Elle est la fille d’immigrants indiens.

Le poste d’ambassadrice auprès de l’ONU sera un poste de niveau ministériel sous M. Trump, ce qui permettra à Mme Haley de façonner les politiques du gouvernement au lieu de simplement les défendre sur la scène internationale.

Ce poste est le deuxième en importance au sein de la diplomatie américaine, derrière celui de secrétaire d’État que M. Trump doit encore pourvoir. Il pourrait toutefois s’agir d’un rôle parfois inconfortable, puisque le président désigné s’est déjà déclaré «sceptique de ces ententes internationales qui nous empêchent d’agir et nuisent à l’Amérique». Il a aussi déjà affirmé que les Nations unies sont faibles et incompétentes.

La nomination de Mme Haley, qui avait ouvertement dénoncé le nouveau président pendant la campagne, devra être confirmée par le Sénat. Elle avait été la deuxième Américaine d’origine asiatique à être élue gouverneure.

Le lieutenant-gouverneur de la Caroline du Sud, Henry McMaster, un partisan de la première heure de M. Trump, la remplacerait à la tête de cet État.

Mme Haley avait appuyé Marco Rubio, puis Ted Cruz, pendant la campagne. Elle s’était rendue rencontrer M. Trump à New York la semaine dernière et avait déclaré avoir eu avec lui une «agréable conversation».

Mme Haley deviendrait la troisième femme consécutive à représenter les États-Unis à l’ONU, après Susan Rice et l’actuelle ambassadrice Samantha Power.

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