Matt Dunham Matt Dunham / The Associated Press

LONDRES — Un jury britannique a reconnu mercredi un homme aux idées suprémacistes blanches coupable d’avoir tué la parlementaire Jo Cox une semaine avant le vote référendaire du Brexit.

Les jurés ont mis moins de deux heures à conclure à la culpabilité de Thomas Mair. Le juge Alan Wilkie l’a ensuite condamné à la prison à vie sans possibilité de libération sous caution pour ce meurtre «brutal et sans merci».

Mme Cox a été atteinte de trois balles et poignardée à 15 reprises le 16 juin dans la région du nord de l’Angleterre qu’elle représentait. Des témoins affirment que Mair a crié «Britain First» (L’Angleterre en premier) au moment de l’attaquer.

Mair n’a eu aucune réaction visible quand il a été reconnu coupable d’avoir tué Mme Cox et d’avoir blessé Bernard Kenny, un passant de 77 ans qui a tenté de lui venir en aide.

L’attaque s’est produite à Bristall, à environ 320 kilomètres au nord de Londres. Le juge a dit que le meurtre visait à faire la promotion d’un «suprémacisme blanc violent associé au nazisme». Mme Cox militait en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne et demandait aux Britanniques d’accueillir davantage de réfugiés fuyant la violence en Syrie.

Lors de sa première comparution, Mair avait déclaré s’appeler «mort aux traîtres, liberté pour l’Angleterre».

Les procureurs affirment que sa résidence était remplie d’objets et d’écrits nazis.

L’homme de 53 ans avait refusé d’enregistrer un plaidoyer. Le tribunal en a donc inscrit un de non-culpabilité en son nom, mais ses avocats n’ont présenté aucune défense. Le juge lui a refusé la permission de prendre la parole après le verdict.

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