Archives Getty Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

PARIS — Les autorités françaises de lutte au terrorisme ont annoncé jeudi le maintien en détention pour au moins deux autres jours des cinq hommes soupçonnés de terrorisme qui ont été arrêtés dimanche dernier à Strasbourg et à Marseille.

Les suspects auraient normalement dû être relâchés ou accusés jeudi. Les autorités ont plutôt exploité une récente mesure antiterrorisme pour prolonger leur détention de deux jours, en raison de l’éventualité d’une attaque imminente et en attendant d’autres informations de la part de nations étrangères.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a affirmé que les arrestations avaient permis de mettre en échec un attentat envisagé de longue date. Il n’a pas identifié la cible de l’attentat éventuel, mais les enquêteurs ont voulu déterminer si plusieurs villes auraient pu être frappées en même temps.

La sécurité a été resserrée autour du quartier général de la police criminelle française, qui compterait parmi les sites auxquels se sont intéressés les suspects. La station de télévision BFM rapporte de son côté que les suspects espéraient frapper le 1er décembre, possiblement au parc d’attractions Disneyland Paris.

Il semble que les suspects répondaient aux ordres de commandants non identifiés basés en Syrie.

L’état d’urgence demeure en vigueur en France depuis les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus