BRUXELLES — Martin Schulz a annoncé jeudi qu’il quitte la présidence du Parlement européen pour se lancer sur la scène politique allemande, où il pourrait devenir le principal adversaire de la chancelière Angela Merkel lors de l’élection de l’an prochain.

L’annonce de M. Schulz, un socialiste, n’était pas attendue. Il préside le Parlement européen depuis 2012 et a déclaré que la décision de ne pas briguer un troisième mandat a été difficile.

Son successeur proviendra probablement des rangs du Parti populaire européen (PPE), une formation chrétienne-démocrate qui est la plus importante au parlement. Le PPE occupe toutefois déjà les présidences du Conseil européen avec Donald Tusk et de la Commission européenne avec Jean-Claude Juncker.

Le président du PPE, Manfred Weber, a indiqué que sa formation présentera un candidat, mais il a aussi dit être prêt à négocier pour tenir les forces anti-UE et extrémistes en respect au parlement.

En Allemagne, le Parti social-démocrate (SPD) de M. Schulz est un membre minoritaire de la coalition de Mme Merkel, qui a annoncé la semaine dernière qu’elle briguera un quatrième mandat comme chancelière. Cette formation a grandement besoin d’un leader fort en réplique à Mme Merkel, qui domine la politique allemande depuis 2005.

M. Schulz est un orateur redoutable qui n’a pas peur de défendre ses convictions.

Le président du SPD, Sigmar Gabriel, pourrait lui aussi décider d’affronter Mme Merkel, mais des sondages réalisés par le parti démontrent que les membres de la formation croient davantage aux chances de M. Schulz.

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