JÉRUSALEM — Les pompiers israéliens ont réussi vendredi à prendre le contrôle des flammes qui ont chassé des dizaines de milliers de personnes de chez elles à Haïfa, la troisième plus grande ville du pays, pendant qu’une dizaine d’autres incendies brûlent toujours à travers le pays.

Quelque 60 000 évacués ont pu commencer à rentrer chez eux pour évaluer l’ampleur des dommages. Pompiers et policiers demeurent toutefois sur le qui-vive à Haïfa, par crainte que le temps chaud et venteux ne ravive les flammes.

On ne rapporte aucune blessure grave, mais des dizaines de personnes ont été hospitalisées après avoir été incommodées par la fumée. Des centaines de maisons ont aussi été endommagées.

Un Boeing 747-400 Supertanker — le plus grand avion bombardier d’eau du monde, avec une capacité de 75 tonnes de produit ignifuge — est attendu au cours des prochaines heures.

Un porte-parole israélien, Mickey Rosenfeld, a dit qu’un petit village situé près de Jérusalem a été évacué pendant la nuit, quand plusieurs maisons ont pris feu. Il a ensuite révélé que 12 personnes soupçonnées d’avoir allumé les flammes ont été arrêtées. Les leaders du pays avaient évoqué la possibilité que des assaillants arabes puissent être à l’origine des incendies.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a répété vendredi qu’il y a «certainement des éléments de terreur ici».

Les incendies ont débuté il y a trois jours à Neve Shalom, une communauté située près de Jérusalem où Arabes et Juifs cohabitent. Des flammes sont ensuite apparues dans la région de Zichron Yaakov, dans le nord du pays, et ailleurs autour de Jérusalem. Le plus important sinistre s’est ensuite manifesté à Haïfa.

Chypre, la Russie, l’Italie, la Croatie, la Turquie et la Grèce — et même les Palestiniens — viennent en aide à Israël.

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