SOFIA, Bulgarie — Environ 400 migrants ont été interpellés après que des affrontements avec la police aient fait plusieurs blessés dans un camp de réfugiés du sud de la Bulgarie.

Le premier ministre Boïko Borisov a prévenu que certains seront déportés immédiatement en raison de la menace qu’ils représentent pour la sécurité nationale.

Il a ensuite ajouté que tous les détenus seront envoyés vers des centres sécuritaires, en attendant qu’on fasse la lumière sur leur participation aux violences de jeudi.

La police dit qu’environ 2000 migrants provenant essentiellement d’Afghanistan ont participé aux affrontements qui ont éclaté quand le camp a été mis en quarantaine, officiellement en réponse à une éclosion de maladies infectieuses. D’autres prétendent que le camp a été bouclé pour calmer les inquiétudes des résidants.

Plus d’une vingtaine de policiers et deux réfugiés ont été blessés quand la police a utilisé des canons à eau et des balles de caoutchouc en réplique aux migrants qui leur lançaient des pierres et qui avaient allumé des feux.

M. Borisov s’est réuni d’urgence vendredi avec les dirigeants des principales forces de l’ordre du pays. Il s’est inquiété que des groupes extrémistes puissent exploiter les tensions dans des camps comme celui d’Harmanli.

Quelque 13 000 migrants seraient actuellement en Bulgarie, dont 3000 à Harmanli.

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