BEYROUTH — Des frappes aériennes et des roquettes ont endommagé deux centres médicaux dédiés aux femmes dans le nord de la Syrie, vendredi, faisant au moins 12 morts, dont deux personnes dans un des hôpitaux, selon des militants de l’opposition, une organisation caritative et le responsable d’un établissement.

Les bombardements des quartiers rebelles de la ville d’Alep se sont aussi poursuivis.

L’organisation Shafak a dit que sa clinique du village de Termanin a été la cible de quatre frappes aériennes consécutives vendredi après-midi dans la province d’Idlib, dans le nord du pays, tuant deux civils qui se trouvaient à l’intérieur. Un gynécologue et un concierge ont aussi été blessés.

Shafak a dit que cette clinique, la seule en son genre dans la région, est maintenant hors de service. Son ambulance, la salle d’urgence et le bloc opératoire ont été lourdement endommagés, selon un employé. Des secouristes syriens qui s’étaient rendus sur place fouiller les décombres ont raconté avoir été eux-mêmes pris pour cible par les avions de chasse.

Un hôpital gynécologique de la portion assiégée d’Alep a lui aussi été attaqué. Le gestionnaire de l’hôpital al-Zahra a dit que quatre génératrices ont été détruites et que l’établissement est maintenant inutilisable. Un civil a dû être amputé d’une jambe après avoir été grièvement blessé.

Au moins cinq personnes, dont des enfants, ont enfin été tuées par des frappes aériennes dans la portion occidentale de la province d’Alep. L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, fait plutôt état de 11 morts dans le village de Taqad, dont quatre enfants et trois femmes.

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