LA HAVANE — Des centaines de milliers de Cubains ont fait leurs adieux à Fidel Castro, lundi, et ont réaffirmé leur allégeance à son idéologie socialiste en lui rendant un dernier hommage devant des images le représentant, jeune guérillero, observant le pays qu’il finira par diriger pendant près d’un demi-siècle.

Les Cubains ont dû faire patiemment la file pendant des heures près de la place de la Révolution, là où Fidel Castro a livré des discours enflammés devant des centaines de milliers de sympathisants dans les années après qu’il eut pris le pouvoir.

À cet endroit et ailleurs dans le pays, la population a signé des livres de condoléances et rendu un dernier hommage au «lider maximo», alors que le gouvernement du pays a pressé les Cubains de réaffirmer leurs croyances envers le système socialiste à parti unique qui a de la difficulté, depuis quelques années, à susciter la même ferveur qu’au moment du triomphe de la révolution de 1959.

Plusieurs endeuillés se sont présentés seuls, mais des milliers d’autres ont été envoyés en groupes par le gouvernement communiste, qui emploie toujours 80 pour cent de la main-d’oeuvre à Cuba, malgré la croissance du secteur privé depuis l’arrivée au pouvoir du successeur de Fidel Castro, son frère Raul.

Vingt et un canons ont donné le coup d’envoi des commémorations lundi matin à 9 h, avec des salves d’honneur tirées simultanément à La Havane et à Santiago de Cuba, là où Fidel Castro a lancé sa révolution en 1953. Une grande cérémonie publique est prévue mardi.

Pratiquement toutes les écoles et tous les bureaux gouvernementaux ont été fermés lundi, pendant les 13 heures que duraient les hommages à Fidel Castro, et le seront encore mardi.

Les cendres du père de la révolution cubaine entameront mercredi une procession de trois jours qui retracera la marche de son armée de rebelles barbus depuis les monts de la Sierra Maestra jusqu’à la capitale. Ses cendres seront mises en terre dimanche au cimetière de Santa Ifigenia, à Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays.

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