Peter Dejong Peter Dejong / The Associated Press

BRUXELLES — La Belgique et les Pays-Bas ont procédé lundi à un échange de territoires qui modifiera légèrement la frontière entre les deux pays — simplement parce que c’était la chose logique à faire.

L’entente a été ratifiée à Amsterdam en présence de membres des familles royales des deux pays.

La Belgique a accepté de remettre aux Pays-Bas une péninsule de la rivière Meuse qui, géographiquement, n’était reliée qu’au territoire néerlandais. Cette péninsule de la taille d’environ 15 terrains de football abrite une faune et une flore très riches.

Les Pays-Bas cèdent en retour à la Belgique un territoire nettement plus petit qui fait partie d’un important réseau d’écluses sur la rivière.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders, a déclaré que cette entente démontre que de «bons voisins peuvent adapter leur frontière pacifiquement». L’entente a néanmoins nécessité plusieurs années de négociations, en dépit des relations excellentes entre les deux pays.

Le territoire cédé par la Belgique aux Pays-Bas était devenu problématique, puisqu’il servait apparemment de repaire aux trafiquants de drogues et aux individus intéressés par une aventure sexuelle. Des passants y avaient retrouvé un corps décapité il y a quelques années.

La police néerlandaise ne pouvait s’y aventurer puisque c’était un territoire belge. Les forces belges, de leur côté, trouvaient compliqué de s’y rendre puisque la péninsule ne dispose pas d’un quai ou d’autres installations permettant d’y arriver par l’eau; elles avaient aussi de toute manière besoin d’une permission spéciale pour traverser le territoire des Pays-Bas.

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