NEW DELHI — Des milliers de personnes ont manifesté lundi à travers l’Inde pour dénoncer la décision soudaine du gouvernement de retirer certains billets de banque de la circulation, ce qui cause d’énormes maux de tête à des millions de personnes dans une économie qui dépend encore largement des transactions en liquide.

La participation au «jour de la colère» organisé par les partis d’opposition a toutefois été sporadique et n’a interféré avec la vie quotidienne que dans les États contrôlés par l’opposition.

Le premier ministre Narendra Modi a annoncé il y a près de trois semaines la démonétisation des billets de 500 et 1000 roupies (presque 10 $ CAN et 20 $ CAN), qui seront remplacés par de nouvelles coupures de 500 et 2000 roupies dans le but de lutter contre la corruption et l’évasion fiscale.

Cette décision inattendue a retiré de la circulation 86 pour cent des billets du pays. Des files interminables se sont formées aux portes des banques, qui ont souvent manqué d’argent, témoignant du manque de préparation du gouvernement.

À New Delhi, les partis d’opposition ont organisé des manifestations rivales, démontrant leur incapacité à surmonter leurs différences politiques. Dans l’État du Kerala, que les communistes gouvernent dans le sud du pays, les automobiles et les autocars se sont immobilisés, et les commerces ont fermé leurs portes.

Le principal parti d’opposition d’Inde a refusé de lancer un appel à la grève générale pour ne pas nuire à l’économie du pays.

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