HAJ ALI, Irak — Les forces irakiennes ont attaqué mardi deux villages de la province du Nineveh, loin au sud de Mossoul, afin de nettoyer la région des combattants de Daech (le groupe armé État islamique) qui pourraient être restés derrière pour nuire à leur progression.

Des centaines de soldats, de miliciens et de policiers fédéraux paramilitaires se sont massés dans le village d’Haj Ali, d’où ils ont lancé des obus de mortier contre les positions de Daech dans les villages de Shayala Abali et de Shayala Ayma, à 90 kilomètres de la deuxième plus grande ville du pays.

Des journalistes de l’Associated Press sur place ont vu des véhicules Humvee avançant vers les deux villages, sous la couverture de mitrailleuses lourdes. Le convoi a été attaqué par plusieurs voitures piégées qui ont fait trembler le sol à un kilomètre de distance. Deux soldats ont été tués et une vingtaine d’autres blessés.

Plus tard, des dizaines de camionnettes chargées de miliciens sont parties en direction des villages pendant que les Humvees, dont certains qui avaient été lourdement endommagés, battaient en retraite.

À l’intérieur de Mossoul mardi, les forces spéciales irakiennes qui combattent dans l’est de la ville sont passées de maison en maison dans un quartier chaudement disputé, à la recherche de voitures piégées, de bombes et de tireurs embusqués. Le colonel Fahd al-Tamimy a confié à l’Associated Press que ses hommes contrôlent environ 80 pour cent du quartier de Zohour.

À l’ouest de la ville, Daech continue à tirer une centaine d’obus chaque jour en direction des milices chiites qui s’approchent de la ville de Tal Afar. Deux miliciens ont été tués et sept blessés mardi.

À Genève, le bureau onusien des droits de la personne s’est inquiété mardi des crimes commis par Daech à Mossoul et à proximité. Des familles seraient ainsi contraintes de permettre aux djihadistes d’utiliser leurs maisons pour attaquer les forces irakiennes. Celles qui refusent seraient menacées ou tuées.

Douze civils auraient ainsi été exécutés dans le quartier de Bakr, dans l’est de Mossoul, quand ils ont refusé que des lance-roquettes soient installés sur leurs toits.

Daech continue aussi à déplacer les civils contre leur gré, à les utiliser comme boucliers humains, et à tuer ceux qui sont soupçonnés de collaborer avec les forces irakiennes, selon l’agence onusienne.

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