The Associated Press Le réchauffement des océans a causé cette année la mort de la plus grande quantité jamais vue de coraux dans la Grande Barrière de corail australienne.

CANBERRA, Australie — Le réchauffement des océans a causé cette année la mort de la plus grande quantité jamais vue de coraux dans la Grande Barrière de corail australienne, ont prévenu mardi des chercheurs.

La section la plus durement touchée est une portion de 700 kilomètres située au nord de la chaîne de 2300 kilomètres inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, au large des côtes nord-est de l’Australie, a dit l’Australian Research Council Center of Excellence for Coral Reef Studies.

Le centre, qui est installé à l’université James Cook dans l’État du Queensland, a constaté lors de plongées en octobre et en novembre que la portion au nord de Fort Douglas a perdu, en moyenne, 67 % de ses coraux d’eau peu profonde pendant les neuf premiers mois de l’année.

La situation est moins dramatique plus au sud, dans les vastes régions centrales et méridionales qui forment l’essentiel de la barrière. La région centrale a perdu 6 % de ses coraux blanchis et la région méridionale seulement 1 %.

Le directeur du centre, Terry Hughes, a expliqué aux journalistes que la mortalité constatée est très inégale. Il s’est réjoui que le secteur au sud de Port Douglas, qui inclut les régions touristiques de Cairns et de l’archipel Whitsunday, n’ait pas été touché aussi gravement.

Le gouvernement australien doit informer cette semaine l’agence culturelle des Nations unies, l’Unesco, des progrès qui ont été réalisés pour protéger et améliorer le récif, notamment en ce qui concerne la lutte au blanchiment du corail. Le comité du Patrimoine mondial avait exigé une telle mise à jour en juin 2015, pour ne pas déclarer que le récif était «menacé».

Le ministre australien de l’Environnement a déclaré mardi que le corail du récif a augmenté de 19 % depuis quelques années, avant d’être dévasté cette année par un «événement de blanchiment important» attribué au phénomène météorologique El Niño et aux changements climatiques.

Le gouvernement australien prévoit dépenser l’équivalent de 1,5 milliard $ US pour améliorer la santé du récif au cours des dix prochaines années.

Le chercheur Andrew Baird a prévenu que la mortalité constatée en 2016 est nettement plus grave que celle mesurée lors d’un événement précédent, en 1998.

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