KAMPALA, Ouganda — Au moins 149 personnes ont été arrêtées dans une région instable de l’ouest de l’Ouganda où des affrontements avec une milice tribale ont fait au moins 62 morts, a fait savoir mardi un dirigeant gouvernemental.

Les forces de l’ordre continuent à traquer les rebelles dans la région montagneuse.

La plupart des personnes tuées ou arrêtées sont les gardes d’un roi traditionnel accusé de fournir un refuge aux rebelles dans l’État occidental du Kasese, un fief de l’opposition près de la frontière avec le Congo.

Le roi Charles Wesley Mumbere, du royaume du Rwenzuru, a été arrêté quand son palais a été attaqué par l’armée dimanche. Il est maintenant accusé de meurtre et a été transféré vers une prison à sécurité maximale.

Les affrontements ont coûté la vie à au moins 46 partisans du roi et à 16 policiers, selon un porte-parole de la police ougandaise.

Le ministre de l’Intérieur Jeje Odongo a expliqué aux journalistes mardi que des armes automatiques, des machettes et des lances ont été saisies après l’assaut contre le palais.

Ces affrontements mettent en lumière les tensions entre le président Yoweri Museveni et de puissants leaders tribaux qui, s’ils sont reconnus par la Constitution, n’ont pas pour autant de pouvoirs ou d’armées qui leur soient propres. Mumbere s’était rallié à l’opposition, ce qui semblait contrevenir au code de conduite des leaders traditionnels.

M. Museveni a perdu le vote populaire dans le Kesese lors de la dernière élection présidentielle, et des affrontements ont éclaté un mois plus tard entre les forces de sécurité et des miliciens qui seraient loyaux au roi.

Plusieurs organisations humanitaires, dont Amnistie internationale, s’inquiètent de la situation et ont lancé un appel à la retenue. L’opposant Kizza Besigye a mis en ligne des photos qui, selon lui, témoignent d’un «massacre» autour du palais.

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