Luis Benavides Luis Benavides / The Associated Press

MEDELLIN, Colombie — Le pilote de l’avion nolisé qui s’est écrasé avec 77 personnes à bord en Colombie a déclaré aux contrôleurs aériens qu’il était à court de carburant dans les instants ayant précédé la tragédie.

Un enregistrement provenant de la tour de contrôle, obtenu par les médias colombiens, montre que le pilote de l’avion British Aerospace 146 Avro a demandé plusieurs fois l’autorisation d’atterrir à cause d’une «panne électrique totale» et d’un manque de carburant.

Une contrôleuse aérienne lui demande toutefois d’attendre sept minutes, puisqu’un autre appareil éprouvant des ennuis mécaniques a la priorité pour atterrir. Le pilote s’engage alors dans une procédure d’attente, avant de commencer à s’impatienter et de réclamer des instructions pour atterrir.

Saisissant à ce moment l’urgence de la situation, la contrôleuse ordonne à l’autre avion de s’écarter pour faire place au BAE 146 Avro, mais il est alors trop tard. L’appareil perd de la vitesse et de l’altitude à environ 13 kilomètres de l’aéroport de Medellin. Tout juste avant que le contact radio soit coupé, le pilote affirme qu’il vole à une altitude de 9000 pieds (2743 mètres).

L’enregistrement semble confirmer le récit d’un pilote qui se trouvait à bord d’un avion de ligne à proximité et d’une agente de bord qui a survécu à l’écrasement. L’absence d’explosion pousse également les enquêteurs à conclure à une rare panne de carburant.

Les deux enregistreurs de vol ont été récupérés et seront examinés par des experts britanniques.

La catastrophe de lundi soir a fait 71 morts, dont la majorité des membres de l’équipe de soccer brésilienne Chapecoense. Six personnes ont survécu.

Deux cérémonies à la mémoire des victimes — une à Medellin, en Colombie, et l’autre à Chapeco, au Brésil — ont eu lieu mercredi soir.

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