LAGOS, Nigéria — Les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest enverront des troupes en Gambie si son dirigeant de longue date qui a perdu les élections du mois dernier ne se retire pas, a annoncé le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO)

Marcel de Souza a dit aux journalistes réunis à Bamako, au Mali, que le bloc régional avait choisi le Sénégal pour diriger toute intervention militaire éventuelle qui serait déployée si le président Yahya Jammeh ne quitte pas le pouvoir.

La CÉDÉAO donne jusqu’au 19 janvier au président Jammeh, dont le mandat se termine à cette date. S’il n’obtempère pas, l’armée est déjà préparée à intervenir et elle le fera pour «rétablir la volonté du peuple», a prévenu M. de Souza.

La CÉDÉAO tente toujours d’utiliser la diplomatie pour que le président sortant accepte sa défaite du 1er décembre.

Au départ, Yahya Jammeh avait pris de court tout le monde en acceptant sa défaite, mais il a finalement annoncé une semaine plus tard qu’il avait changé d’idée. Il a affirmé que des irrégularités dans le vote l’avaient amené à remettre en doute la victoire d’Adama Barrow, un homme d’affaires peu connu qui était le candidat de l’opposition.

Des troupes ont pris le contrôle de la commission électorale du pays après que le président eut fait son annonce. Il a mobilisé des troupes partout au pays, qui est encerclé presque partout par le Sénégal.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies a incité les forces de sécurité à «faire preuve d’un maximum de retenue», demandant une fois de plus au président d’accepter sa défaite.

Yahya Jammeh avait pris le pouvoir lors d’un coup d’État, il y a 22 ans.

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