The Associated Press

BEYROUTH — Les rebelles syriens établis à l’extérieur d’Alep ont attaqué un quartier de la ville, tuant sur le coup trois personnes, selon la télévision d’État syrienne. Il s’agit du premier bombardement depuis que les troupes gouvernementales ont repris le contrôle de tout le territoire.

Le bombardement, qui a aussi fait dix blessés, met en lumière tout le défi auquel font face les troupes du président Bachar el-Assad après avoir reconquis la plus grande ville du pays pour la première fois depuis quatre ans.

Les rebelles se sont finalement rendus à Alep, mettant fin à un chapitre important de la guerre civile de six ans en Syrie et marquant une victoire considérable pour le président el-Assad depuis qu’un soulèvement a pris naissance contre son régime, en 2011.

Mais de larges portions de territoires en Syrie demeurent hors de son contrôle, dont des régions rurales de la province d’Alep et des zones à l’ouest de la ville où les combattants de l’opposition sont toujours postés.

La télévision syrienne a indiqué que les bombardements survenus dans le quartier du sud-ouest de Hamadaniyeh avaient été initiés par les rebelles basés au sud-ouest d’Alep.

Des images diffusées vendredi de l’intérieur de l’est d’Alep, territoire qui a été repris officiellement par l’armée jeudi, montrent la destruction considérable de cette zone.

Dans les quartiers de Sukkari, d’Ansari et d’Amiriyeh, des experts de l’armée démantelaient des explosifs et des pièges laissés derrière par les rebelles avant de partir.

La télévision progouvernementale a rapporté que des rebelles avaient tué des dizaines de prisonniers qu’ils détenaient avant d’évacuer la ville. Les rebelles syriens ont réfuté ces accusations.

Un représentant de l’armée syrienne a dit à l’Associated Press que des tireurs avaient commis des «gestes criminels» avant de quitter Alep, ajoutant qu’il n’irait pas dans les détails avant la fin de l’enquête militaire. Il a requis l’anonymat puisqu’il ne pouvait pas parler aux journalistes.

À Moscou, le président Vladimir Poutine, l’un des plus proches alliés du régime el-Assad, a dit qu’il était nécessaire d’établir un cessez-le-feu partout en Syrie, avant d’entamer les pourparlers de paix.

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