AP Benjamin Nétanyahou

JÉRUSALEM — Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou , a fustigé le président sortant des États-Unis, Barack Obama, samedi, l’accusant «d’avoir honteusement piégé» Israël aux Nations Unies sur la question des colonies dans les territoires palestiniens.

M. Nétanyahou a par ailleurs dit avoir hâte de travailler avec son «ami» le président désigné Donald Trump.

Le premier ministre s’est exprimé au lendemain de la décision de l’administration Obama de rompre avec la politique traditionnelle des États-Unis consistant à imposer son veto sur les résolutions présentées devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le Conseil de sécurité a dénoncé ces colonies, vendredi, affirmant qu’elles représentent une «violation flagrante» du droit international. La résolution a été applaudie par les Palestiniens.

Selon M. Nétanyahou, la décision de l’ONU est «biaisée». Il a ajouté que son pays parviendra à la surmonter.

Il a raconté avoir discuté avec des politiciens américains — tant républicains que démocrates — qui lui ont promis de ramener le gouvernement américain vers sa politique traditionnelle d’appui à l’État hébreu.

«La décision prise par l’ONU vendredi était le chant du cygne d’un vieux monde biaisé contre Israël, a déclaré M. Nétanyahou. Nous entrons dans une nouvelle ère. Et comme le disait le président élu (Donald) Trump, hier (vendredi), cela va arriver plus vite que les gens pensent. Dans cette nouvelle ère, le prix pour nuire à Israël sera plus élevé.»

La décision de l’administration américaine sortante de s’abstenir sur le vote de l’ONU concernant la condamnation à l’égard d’Israël est l’un des plus grands coups portés par les États-Unis à l’égard de son allié de longue date et marque le chapitre final des échanges houleux qu’ont partagés Barack Obama et Benyamin Nétanyahou ces huit dernières années.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus