The Associated Press La ville d'Alep

BEYROUTH — Le ministère russe de la Défense a affirmé lundi que ses troupes avaient retrouvé des fosses communes à Alep, en Syrie, avec à l’intérieur des corps présentant des marques de mutilation et de torture.

Des dizaines de corps ont été découverts, selon le porte-parole du ministère, le major général Igor Konashenkov. Certains d’entre eux avaient des blessures par balle.

Bien que la guerre en Syrie se fasse largement à l’aide de mortiers, de chars d’assaut et d’avions de guerre, les bélligérants se sont aussi affrontés directement sur le terrain. Des observateurs sur le terrain, ainsi que les médias ont fait état de massacres et de plusieurs cas de torture organisée, perpétrés tant par les troupes gouvernementales, que par les rebelles ou par les extrémistes de Daech (groupe armé État islamique).

Les avions russes ont aidé les forces du président syrien Bachar el-Assad et ses alliés à reprendre Alep, la plus grande ville syrienne, après des semaines de siège. La Russie a, depuis, déployé la police militaire dans la ville.

Le major général Konashenkov a aussi accusé les rebelles, qui contrôlaient jusqu’à récemment l’est d’Alep, d’avoir placé plusieurs pièges et des mines partout dans la ville, mettant en péril la sécurité des civils.

Au moins 63 soldats et milices syriens sont morts dans ces pièges depuis que le gouvernement a repris le contrôle de la ville, jeudi dernier, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui rassemble de l’information sur le conflit à partir de contacts sur le terrain.

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