Ahn Young joon Ahn Young joon / The Associated Press

SÉOUL, Corée, République de — Des dizaines de députés ont quitté les rangs du parti au pouvoir en Corée du Sud, mardi, en lien avec le scandale de corruption ayant mené à la destitution de la présidente Park Geun-hye, un geste potentiellement déterminant pour l’issue de l’élection présidentielle qui pourrait avoir lieu dans quelques mois.

Les 29 députés contestataires qui ont quitté le parti Saenuri entendent créer un nouveau parti conservateur qui pourrait tenter de recruter le secrétaire général sortant des Nations unies, Ban Ki-moon, comme candidat présidentiel. D’autres députés pourraient quitter Saenuri au cours des prochaines semaines à cause de conflits avec les fidèles de Mme Park qui continuent de dominer la direction du parti.

Choung Byoung-gug, l’un des députés ayant fait défection, a accusé les loyalistes de Mme Park de «négliger les valeurs du vrai conservatisme» et de «défendre sans scrupules la violation des valeurs constitutionnelles» alors qu’ils continuent de soutenir la présidente destituée empêtrée dans les scandales.

Cette scission au sein de Saenuri survient alors que les enquêteurs ont élargi la portée de leur enquête sur le scandale entourant Mme Park, qui a été accusée de collusion avec une amie de longue date pour extorquer de l’argent et des faveurs des plus grandes entreprises de Corée du Sud, et pour avoir permis à cette amie de s’immiscer dans les affaires du gouvernement.

L’équipe d’enquêteurs avait l’intention d’assigner à comparaître l’amie emprisonnée de la présidente, Choi Soon-sil, mardi après-midi, après un premier interrogatoire mené samedi.

Ban Ki-moon est considéré comme le meilleur espoir des conservateurs sud-coréens pour reconquérir la présidence après les déboires de Mme Park, qui ont nui à son parti. De récents sondages d’opinion placent M. Ban légèrement en avance sur le politicien libéral Moon Jae-in — qui a perdu la course présidentielle contre Mme Park il y a quatre ans — en vue du prochain scrutin.

Lors d’une récente rencontre avec des journalistes sud-coréens à New York, le secrétaire général de l’ONU s’était dit prêt à «brûler» son corps en signe de dévotion envers la Corée du Sud, signe le plus évident jusqu’à maintenant de son intention de se porter candidat à la présidence de son pays d’origine.

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