BERLIN — Des procureurs allemands ont annoncé jeudi qu’un Tunisien interpellé la veille dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Berlin avait finalement été libéré.

Les enquêteurs ont déterminé que ce ressortissant n’avait aucun lien avec le principal suspect dans l’attentat perpétré dans un marché de Noël la semaine dernière. L’homme de 40 ans, qui n’a pas été identifié, avait été arrêté à Berlin lors d’une perquisition à son domicile et dans son entreprise.

Le numéro de téléphone du suspect avait été sauvegardé dans le téléphone cellulaire d’Anis Amri, un autre Tunisien qui aurait été au volant du camion qui a foncé sur le marché, le 19 décembre, faisant 12 morts et des dizaines de blessés. L’attentat a plus tard été revendiqué par Daech (groupe armé État islamique).

Anis Amri, qui était âgé de 24 ans, a été tué à la suite d’une fusillade avec la police dans une banlieue de Milan, tôt vendredi dernier.

Le porte-parole des procureurs allemands, Frauke Koehler, a cependant indiqué jeudi que le Tunisien interpellé mercredi n’était pas «le contact possible d’Anis Amri».

Les empreintes digitales et le portefeuille d’Anis Amri ont été retrouvés dans le camion.

Les enquêteurs allemands tentent de déterminer si Anis Amri bénéficiait d’un réseau pour l’aider à planifier et à perpétrer l’attentat, puis à fuir Berlin. Ils cherchent également à savoir quel itinéraire il a suivi entre Berlin et Milan. La police italienne a déclaré que l’homme était passé par la France, et les autorités françaises ont confirmé mardi qu’il s’était arrêté à Lyon.

Mercredi, les autorités néerlandaises ont affirmé que l’individu semblait aussi s’être rendu aux Pays-Bas.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus