AP Vladimir Poutine

MOSCOU — Le président russe, Vladimir Poutine, a fustigé les sanctions imposées la veille par Washington mais il a annoncé qu’aucun diplomate américain ne serait expulsé.

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a salué la décision du président russe, le qualifiant d’homme «très intelligent».

Le président américain sortant, Barack Obama, a ordonné jeudi l’expulsion de 35 diplomates russes de l’ambassade à Washington et du consulat à San Francisco, en représailles à la tentative présumée d’influencer l’élection présidentielle aux États-Unis en piratant des sites politiques américains et des comptes de courriels, cette année. Ces sanctions visent deux services de renseignement russes et des entreprises qui seraient liées à l’une de ces agences, soupçonne Washington.

M. Obama a aussi décidé jeudi que les Russes n’auront plus accès à deux centres appartenant au gouvernement russe dans le Maryland et l’État de New York.

Le ministre russe des Affaires étrangères avait laissé entendre, plus tôt vendredi, que Moscou pourrait ordonner l’expulsion de 35 diplomates américains en représailles à ces sanctions. Mais le Kremlin avait précisé jeudi que ce serait au président Poutine de décider des sanctions à imposer.

Or, le président russe s’est montré conciliant, vendredi, par voie de communiqué: tout en qualifiant les sanctions américaines de «provocation destinée à miner davantage les relations russo-américaines», il a aussi indiqué que Moscou n’expulserait pas de diplomates américains.

M. Poutine a toutefois ajouté qu’il se gardait le droit de riposter plus tard, mais il a dit qu’il ne croyait pas que ce serait nécessaire puisqu’il s’attend à ce que l’administration de Donald Trump contribue à améliorer les relations américano-russes.

Les tensions diplomatiques entre Washington et Moscou remontent bien avant l’élection présidentielle américaine, et le président désigné, Donald Trump, devra décider s’il tourne la page, comme il l’a souhaité, dans cette affaire de cyberattaque lorsqu’il occupera la Maison-Blanche le 20 janvier. Il avait indiqué, jeudi, qu’il souhaite rencontrer la semaine prochaine les responsables du renseignement pour en savoir davantage.

S’exprimant par l’entremise de Twitter, comme il le fait souvent, Donald Trump a soutenu, vendredi, qu’il avait toujours su que M. Poutine était très intelligent. «Bien joué (de la part de V(ladimir) Poutine) sur le report», a-t-il écrit.

De son côté, le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a lancé, plus tôt vendredi, que Washington s’est laissé envahir par des «affres anti-russes».

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