Craig Ruttle Craig Ruttle / The Associated Press

BEYROUTH — Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution visant à soutenir les efforts déployés par la Russie et la Turquie pour mettre un terme à près de six années de guerre civile en Syrie.

La résolution approuvée samedi après-midi appelle à ce qu’un accès «rapide, sécuritaire et sans entraves» soit assuré aux travailleurs humanitaires partout au pays.

La déclaration ouvre également la voie à la rencontre qui doit avoir lieu à la fin janvier entre le gouvernement syrien et des représentants de l’opposition dans la capitale du Kazakhstan, Astana.

Un point qui devait figurer dans la résolution de l’ONU a été abandonné, soit un énoncé qui avait pour but de soutenir la trêve conclue jeudi par Moscou et Ankara. Ce dernier a été mis de côté puisque l’ONU souhaite que son rôle dans l’accord de cessez-le-feu soit clarifié, de même que la signification exacte de l’entente.

Les rebelles syriens ont dit craindre, plus tôt samedi, que les violations du cessez-le-feu observées depuis deux jours menacent de faire tout dérailler, alors que des pourparlers de paix sont envisagés pour la nouvelle année qui débute sous peu.

Des frappes aériennes soupçonnées d’avoir été menées par la Russie ou par le régime syrien ont secoué des villages et des localités situés dans la région stratégique de la vallée du Barrada, près de Damas.

Les rebelles ont donc menacé de cesser de respecter la trêve décrétée par la Russie et la Turquie sur tout le territoire syrien.

Ils accusent également le gouvernement d’avoir signé une version différente de l’accord qu’ils ont signé dans la capitale turque, Ankara.

Près de 50 000 personnes — dont plus de 13 000 civils — ont perdu la vie durant l’année 2016 en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de la personne (OSDH).

Si la trêve tient, des pourparlers en vue d’une résolution du conflit syrien doivent avoir lieu pour la première fois en près d’un an. Ceux-ci doivent avoir lieu dans la seconde moitié du mois de janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan. La Russie, la Turquie et l’Iran seront les médiateurs.

Le Kremlin a indiqué que le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien, Hassan Rouhani, ont confirmé leur intention de prendre part à ces pourparlers, au cours d’une conversation téléphonique.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, était à Téhéran, samedi, pour rencontrer son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

Il devait aussi s’entretenir avec le secrétaire du conseil de sécurité national de l’Iran, Ali Shamkhani.

Ce dénouement survient après des mois de discussions entre Ankara et Moscou qui se sont soldées par l’entrée en vigueur d’une trêve, vendredi à minuit.

Mais une coalition de 11 groupes rebelles a soutenu par voie de communiqué, samedi, qu’elle ne pourrait continuer de respecter le cessez-le-feu si le gouvernement poursuit ses frappes dans la vallée du Barrada.

L’armée syrienne a démenti avoir mené de telles attaques.

Les rebelles soutiennent par ailleurs qu’«un certain nombre de points essentiels et non négociables» de l’accord sur la trêve ne figure pas sur la copie signée par le gouvernement.

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