WASHINGTON — Alors qu’il revient de ses vacances des Fêtes passées à Hawaï, le président américain Barack Obama entre dans les derniers jours de sa présidence.

Arrivé à Washington en milieu de journée, lundi, M. Obama dispose désormais d’un peu moins de trois semaines pour tenter d’assurer une certaine pérennité à des politiques qu’il a mises en place, et tout particulièrement sa réforme des soins de santé connue sous l’appellation «Obamacare».

Il doit par ailleurs prononcer un discours d’adieu le 10 janvier. Dans un courriel qu’il a adressé à ses partisans, lundi, M. Obama dit vouloir, avec cette allocution, poursuivre la tradition lancée en 1796 par le premier président des États-Unis, George Washington.

Le discours sera livré à la place McCormick, un important centre de congrès situé dans la ville d’adoption du président sortant, Chicago.

Le rédacteur de discours en chef de M. Obama, Cody Keenan, accompagnait d’ailleurs le président au cours de son séjour à Hawaï.

M. Obama prévoit par ailleurs accorder le pardon présidentiel à plusieurs personnes au cours des prochains jours, ont indiqué des sources au sein de la Maison-Blanche. Le lanceur d’alerte Edward Snowden et l’ancien gouverneur de l’Illinois Rod Blagojevich, qui demandent à être graciés, ne risquent toutefois pas de se voir accorder ce traitement de clémence. M. Obama entendrait plutôt se concentrer sur des contrevenants du milieu du trafic de drogue.

Si M. Obama et son équipe, en succédant à l’administration de George W. Bush, il y a huit ans, avaient salué l’entière collaboration de l’ancien président dans la passation du pouvoir, l’actuel processus de transition ne s’est pas déroulé sans incident.

Pendant qu’il était en vacances à Hawaï, Barack Obama a pris deux décisions qui entrent en contradiction avec les idées jusqu’ici défendues par le président désigné Donald Trump: celle de permettre au Conseil de sécurité des Nations unies d’adopter une résolution critique à l’égard d’Israël et celle d’imposer des sanctions à la Russie pour son ingérence alléguée dans l’élection présidentielle de novembre.

Afin de tenter de préserver une partie de son legs politique, le président sortant se rendra au Capitole, mercredi, pour rencontrer les représentants et les sénateurs démocrates.

Si M. Obama reste en poste jusqu’au 20 janvier, la Maison-Blanche ne peut procéder au départ de tous ses employés en une seule et même journée. Certains collaborateurs du président commenceront donc à quitter leurs fonctions dès cette semaine.

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