kim Hong-ji kim Hong-ji / The Associated Press

SÉOUL, Corée, République de — La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a refusé mardi de témoigner lors du procès pour destitution qui déterminera de son avenir politique.

Le procureur Kweon Seong Dong a alors demandé pourquoi la présidente refuse de se défendre devant les juges, alors qu’il y a deux jours seulement elle organisait une rencontre hâtive avec les journalistes pour de nouveau réfuter les allégations de corruption dont elle fait l’objet.

La Cour constitutionnelle a retardé le début des présentations et demandé à Mme Park de témoigner jeudi. Son avocat a répondu qu’elle ne sera pas présente et qu’elle n’a pas l’intention de prendre la parole. Le tribunal ne peut pas la contraindre à témoigner, mais il peut procéder sans elle si elle refuse de témoigner à deux reprises.

La Cour constitutionnelle dispose de six mois, à compter de la destitution votée le 9 décembre, pour déterminer si Mme Park doit être chassée du pouvoir pour de bon ou remise en poste. Si elle est formellement chassée, un scrutin présidentiel devra être organisé dans les 60 jours.

Mme Park est accusée d’avoir collaboré avec une proche, Choi Soon-sil, pour obtenir de l’argent et des faveurs de différentes entreprises, et d’avoir permis à Mme Choi de manipuler les affaires du gouvernement.

Mme Choi et plusieurs autres personnes font l’objet d’accusations.

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