RIO DE JANEIRO — Les détenus responsables de l’émeute qui a coûté la vie à 56 prisonniers dans une prison de l’État d’Amazonas, dans le nord du Brésil, seront transférés vers un pénitencier fédéral à sécurité maximale, en plus de faire l’objet de nouvelles accusations.

Plusieurs prisonniers ont été décapités ou démembrés, et des gardes ont été pris en otages.

Trois autres prisons de l’État ont été le théâtre d’émeutes dimanche et lundi. Au total, 60 détenus ont été tués et 184 se sont évadés, dont seulement 48 qui ont été repris.

Le gouverneur de l’Amazonas, Jose Melo, a expliqué que les prisonniers qui seront transférés sont principalement des membres du groupe criminel Family of the North qui ont attaqué leurs rivaux du groupe First Command. Les deux organisations se disputent le contrôle des prisons et du trafic de drogue dans le nord du Brésil.

Les autorités de l’Amazonas s’inquiètent d’éventuelles représailles de la part de First Command au cours des prochains jours.

Le pénitencier d’Anisio Jobim a été conçu pour accueillir 592 prisonniers, mais il en hébergeait 1224 au moment de l’émeute. Il est géré par une entreprise privée qui est rémunérée en fonction du nombre de détenus.

M. Melo a ordonné tard lundi que 130 prisonniers associés à First Command soient transférés vers une prison construite en 1907, mais qui a été fermée en octobre en raison de sa désuétude.

Il s’agit des pires violences à survenir dans une prison brésilienne depuis 1992, quand au moins 111 détenus ont été abattus par la police lors d’une émeute à la prison de Carandiru, à Sao Paulo.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus