J. Scott Applewhite J. Scott Applewhite / The Associated Press

WASHINGTON — Le républicain Paul Ryan a été réélu président de la Chambre des représentants, mardi, lors de la première journée marquant la reprise des travaux parlementaires du Congrès américain.

Prenant la parole après l’avoir emporté en récoltant 239 votes, le représentant du Wisconsin, âgé de 46 ans, a assuré que le Congrès avait entendu la population américaine et que les élus répondraient à ses attentes.

M. Ryan accomplira son premier mandat complet en tant que président de la Chambre des représentants. Il avait succédé à John Boehner en octobre 2015.

Le vote s’est déroulé sans accroc en comparaison avec l’élection de M. Boehner, il y a deux ans, au cours de laquelle 25 représentants républicains avaient voté pour quelqu’un d’autre.

Les élus démocrates ont quant à eux accordé 189 votes à la représentante Nancy Pelosi, de la Californie. Celle-ci agira à titre de leader de la minorité à la Chambre des représentants.

Paul Ryan mènera de front la tâche d’abroger la réforme des soins de santé mise en place par le président sortant Barack Obama, connue sous l’appellation «Obamacare».

Dans le discours qu’il a livré après avoir été réélu, le président de la Chambre des représentants a assuré que le Congrès allait être à l’écoute des électeurs américains. Ces derniers ont demandé à Washington de faire preuve de leadership et ont obtenu de la condescendance en retour, a soutenu M. Ryan.

«Vous pouvez sentir les vents de changement», a-t-il lancé, ajoutant qu’il était temps que les représentants mettent de côté leur timidité.

La démocrate Nancy Pelosi a plutôt insisté sur le fait qu’elle entendait prôner la recherche de consensus avec les républicains sur des enjeux tels que les investissements dans les infrastructures et la justice pour les travailleurs en matière d’impôts et de commerce international.

De leur côté, les sénateurs ont déjà introduit un projet de loi qui ouvrira la voie à l’abrogation de l’«Obamacare». L’adoption de cette mesure permettrait d’adopter une loi qui annulerait la réforme de M. Obama sans grand risque que les sénateurs démocrates y fassent obstruction.

Le projet de loi demande aux hauts comités du Congrès de rassembler des appuis, d’ici au 27 janvier, pour permettre que le feu vert soit donné à l’abrogation de l’«Obamacare». Ce délai imminent ne laisse vraisemblablement pas de temps pour envisager de nouvelles mesures de substitution à l’une des principales réalisations du président Obama, que Donald Trump a promis de changer.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus