BEYROUTH — Au moins dix personnes ont été tuées par l’explosion d’une voiture piégée dans une ville côtière contrôlée par le gouvernement syrien, selon ce que rapporte jeudi la télévision officielle.

L’explosion a également fait des dizaines de blessés, dont une trentaine de personnes qui ont été touchées plus grièvement.

Il s’agit du premier attentat du genre depuis l’annonce d’une trêve nationale, la semaine dernière.

L’attaque s’est produite dans la ville de Jableh, dans la province de Lattaquié, un bastion du gouvernement. La région est la pierre d’assise des alaouites, une branche chiite à laquelle appartient le président Bachar el-Assad.

Des images tournées sur place montrent des commerces éventrés et des voitures détruites ou renversées. On voit également des flaques de sang dans la rue pendant que les pompiers s’affairent à éteindre de petits incendies.

L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, fait état d’au moins 15 morts.

Ce n’est pas la première fois que Jableh est le théâtre d’une attaque du genre. En mai, 120 personnes ont perdu la vie quand des explosions se sont produites tout d’abord près d’une gare d’autobus, puis devant l’hôpital où étaient accueillies les victimes.

L’attaque de jeudi n’a pas encore été revendiquée. Daech (le groupe armé État islamique) et d’autres rebelles ne sont pas inclus par le cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie, qui appuient des camps rivaux dans le conflit syrien.

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