Evan Vucci / The Associated Press Donald Trump.

WASHINGTON — Le chef des services de renseignement aux États-Unis a affirmé, jeudi, que la Russie s’était sans aucun doute ingérée dans la dernière élection présidentielle américaine, mais il s’est bien gardé de qualifier cette démarche «d’acte de guerre», jugeant que la communauté du renseignement n’a pas la compétence de faire une telle déclaration.

Dans un rapport commun qui avait troublé la campagne présidentielle, l’automne dernier, le département de la Sécurité intérieure et la communauté du renseignement avaient indiqué que les États-Unis étaient persuadés que des pouvoirs étrangers s’étaient immiscés dans l’élection, notamment à travers le piratage de courriels du Parti démocrate par le gouvernement russe.

La communauté du renseignement accusait ainsi Moscou de s’être ingérée dans l’élection pour aider le candidat républicain Donald Trump.

Devant le Comité des forces armées du Sénat des États-Unis, jeudi, le directeur du renseignement national James Clapper a déclaré que les organisations croyaient encore plus fermement à leur analyse du 7 octobre.

Pressé de questions par le sénateur républicain John McCain, qui lui demandait si une telle action constituait un «acte de guerre», M. Clapper a répondu qu’il appartenait aux autres entités gouvernementales de qualifier les gestes de la Russie.

M. Clapper a rejeté du revers de la main les critiques du président désigné Donald Trump, qui semble adhérer aux explications du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. En entrevue au réseau Fox News, M. Assange a martelé que la Russie ne lui avait pas fourni les courriels du Parti démocrate qui ont été publiés en vrac pendant la campagne électorale.

Lors d’un échange avec la sénatrice démocrate Claire McCaskill, M. Clapper a dit qu’il y avait une différence entre le «sain scepticisme» et le «discrédit».

Les services de renseignement ne sont pas parfaits, a-t-il concédé, mais selon lui ces organisations ne sont pas assez reconnues pour tout le travail qu’elles accomplissent pour assurer la sécurité des Américains.

La Maison-Blanche a indiqué que le président Barack Obama recevait des informations sur un rapport classifié concernant l’implication de pouvoirs étrangers dans la dernière élection.

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