Sebastian Scheiner / AP Benjamin Netanyahou

JÉRUSALEM — Un média israélien a rapporté dimanche que le premier ministre Benyamin Nétanyahou avait tenté de négocier une entente pour une couverture plus positive de la part d’un journal israélien d’envergure il y a deux ans.

M. Nétanyahou a été questionné par la police à deux reprises concernant des allégations selon lesquelles il aurait accepté de manière inappropriée des cadeaux somptueux de personnalités de haut rang du milieu des affaires international et d’Hollywood. Un média local a fait état d’une seconde affaire dans laquelle M. Nétanyahou aurait été enregistré à son insu négociant des avantages réciproques avec un puissant magnat des médias.

Channel 2 a indiqué que la police détenait un enregistrement produit par Ari Harrow, ancien chef de cabinet du premier ministre, et faisant entendre une conversation en 2014 entre M. Nétanyahou et Arnon Mozes, éditeur du journal Yediot Ahronot.

Selon la chaîne de télévision, les deux hommes ont discuté d’une couverture positive du premier ministre en contrepartie d’une réduction de la concurrence menée par le quotidien pro-Nétanyahou Israel Hayom. La proposition ne s’est jamais concrétisée, a-t-on rapporté.

En plus, Channel 10 a soutenu que le producteur d’Hollywood Arnon Milchan («The Revenant», «12 Years a Slave») avait offert au premier ministre des cigares dispendieux, du champagne et des mets gastronomiques.

M. Nétanyahou a réfuté à maintes reprises toute mauvaise conduite, parlant de ces accusations comme d’une chasse aux sorcières contre sa famille et lui-même par un média hostile. Le premier ministre a réitéré son point de vue devant ses ministres, dimanche, disant qu’il «n’y aurait rien, car il n’y a rien» à lui reprocher.

Bien que l’enquête en soit à ses balbutiements, celle-ci pourrait éventuellement mettre en danger le règne de longue date de M. Nétanyahou. Si le procureur général israélien devait décider de l’inculper, M. Nétanyahou pourrait être contraint de se retirer.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus