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BEYROUTH — Le président syrien Bachar el-Assad a assuré lundi qu’il est prêt à «tout négocier» lors des discussions qui doivent débuter plus tard ce mois-ci au Kazakhstan.

On ne sait toutefois pas encore si ces pourparlers négociés par Moscou et Ankara auront bel et bien lieu, puisque l’opposition syrienne n’a toujours pas confirmé sa présence.

Lors d’une entrevue accordée à la presse française à son palais de Damas, M. Assad a également défendu les bombardements meurtriers de la partie orientale d’Alep en assurant que les civils auraient autrement été laissés à la merci des «terroristes» — le terme que le gouvernement utilise pour désigner les opposants au régime.

M. Assad a mis en doute la crédibilité des groupes d’opposition appuyés par l’Occident et l’Arabie saoudite, et qui forment l’essentiel de la résistance politique et armée à son gouvernement. Il a ensuite ajouté qu’il n’y aura «pas de limites aux négociations».

De précédents pourparlers de paix ont achoppé sur la question de l’avenir de M. Assad, puisque l’opposition exige systématiquement qu’il renonce à la présidence. Le président affirme qu’un référendum constitutionnel sera nécessaire pour résoudre l’impasse, mais qu’il est prêt à en débattre au Kazakhstan.

Les discussions devraient débuter à Astana le 23 janvier. Un rapprochement entre la Russie et la Turquie, qui appuient des camps opposés dans la guerre civile syrienne, a mené au cessez-le-feu national entré en vigueur le 30 décembre, mais qui commence déjà à s’étioler.

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