WASHINGTON — Le choix du président désigné des États-Unis, Donald Trump, pour devenir le prochain procureur général des États-Unis s’est présenté mardi comme un défenseur acharné de la loi et l’ordre, lors de sa confirmation devant le Sénat américain.

Jeff Sessions a promis de combattre l’immigration illégale, la violence par les armes et «le fléau du terrorisme islamique radical».

Il s’est ensuite prononcé en faveur du maintien de la prison de Guantanamo Bay, à Cuba, et contre une éventuelle interdiction d’entrer au pays pour les musulmans. Il a dit n’avoir aucune raison de douter des agences américaines du renseignement qui associent le président russe Vladimir Poutine au piratage informatique du camp démocrate pendant la campagne présidentielle.

Reprenant plusieurs thèmes abordés par M. Trump pendant la campagne, M. Sessions a décrit un pays menacé par les drogues illégales qui entrent par la frontière, par une explosion des crimes violents et par le découragement des policiers.

Le sénateur républicain de l’Alabama a également promis de se récuser de toute enquête sur Hillary Clinton, en raison de ses commentaires pendant la campagne.

M. Sessions, dont la nomination à un poste de juge a été déraillée par de possibles commentaires à teneur raciste en 1986, a cherché à calmer ces inquiétudes en déclarant qu’il comprend l’histoire des droits civils aux États-Unis, tout comme l’impact horrible «qu’une discrimination impitoyable et systémique, et le refus du droit de vote, ont eu sur nos frères et soeurs afro-américains».

Il a ajouté que le poste de procureur général n’est pas politique, et que quiconque l’occupe doit témoigner d’une fidélité totale envers les lois et la Constitution des États-Unis.

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