The Associated Press Rex Tillerson.

WASHINGTON — L’homme choisi par Donald Trump comme prochain secrétaire d’État des États-Unis a durci le ton face à la Russie, mercredi.

Rex Tillerson, l’ancien président et chef de la direction du géant des hydrocarbures Exxon Mobil, a déclaré que la Russie constitue un «danger» et qu’il aurait été en faveur d’une réplique musclée à l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014.

Ces deux affirmations semblent contredire les propos du président désigné, qui prêche constamment une amélioration des relations entre les États-Unis et la Russie.

M. Tillerson, qui entretient lui-même des liens étroits avec le Kremlin, a déclaré la semaine dernière que les renseignements selon lesquels la Russie a interféré avec le déroulement de l’élection présidentielle de 2016 sont troublants et qu’il est raisonnable de supposer que cette intervention a été personnellement ordonnée par le président Vladimir Poutine.

Il a ensuite ajouté que l’intervention militaire russe en Syrie ne fait pas de M. Poutine un «criminel de guerre», mais que cela pourrait changer si des preuves font surface.

M. Tillerson a fait ces déclarations alors qu’il répondait aux questions des sénateurs qui doivent approuver sa nomination. Il a tenté de calmer les inquiétudes que M. Trump ou lui puissent adopter un ton conciliant face à Moscou, tout en admettant que le prochain président et lui n’ont pas encore discuté de ses idées face à la Russie.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus