Khalid Mohammed/The Associated Press

IRBIL, Irak — La violence et les opérations militaires ont fait plus de 16 000 victimes civiles en Irak en 2016, a indiqué jeudi un groupe qui s’intéresse aux pertes de vie civiles dans ce pays.

Cela fait de 2016 une des années les plus meurtrières depuis l’invasion dirigée par les États-Unis en 2003.

Le rapport annuel de l’organisation londonienne Iraqi Body Count recense 16 361 civils tués en Irak l’an dernier. La province du Nineveh, dans le nord du pays, a été le théâtre du bilan le plus lourd avec 7431 morts. La capitale irakienne, Bagdad, arrive en deuxième place avec 3714 victimes.

La capitale du Nineveh, Mossoul, et les régions voisines sont tombées entre les mains de Daech (le groupe armé État islamique) à la mi-2014. Les forces irakiennes ont lancé en octobre dernier une vaste offensive pour évincer les djihadistes.

En comparaison, on déplorait 17 758 victimes civiles en 2014 et 20 218 en 2014.

L’organisation regroupe les pertes de vie sous cinq grandes catégories: les exécutions par les militants; les attaques-suicides; les explosions; les tirs d’armes, excluant les exécutions; et les bombardements et frappes aériennes. L’an dernier, les exécutions et les tirs d’armes ont été responsables de la moitié de toutes les pertes de vie.

Iraqi Body Count, qui documente les pertes de vie civiles en Irak depuis 2003, se fie aux informations rapportées par les médias, les organisations non gouvernementales et le régime irakien.

L’ONU a témoigné récemment d’au moins 6878 civils tués en Irak en 2016, tout en admettant que ce bilan n’était que fragmentaire.

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