LE CAIRE — L’Égypte ne tolère plus les critiques publiques du régime ni les manifestations pacifiques, et les forces de sécurité s’adonnent régulièrement à la torture et aux disparitions forcées, dénonce un nouveau rapport de Human Rights Watch.

L’organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne écrit dans «World Report 2017» que le gouvernement du président Abdel-Fattah el-Sissi a également adopté des mesures «sans précédent» pour criminaliser l’oeuvre des militants des droits de la personne et nuire aux groupes indépendants de la société civile.

M. El-Sissi dirigeait les militaires qui ont chassé le président islamiste Mohammed Morsi du pouvoir en 2013. Il a depuis jeté en prison des milliers d’opposants — principalement des partisans de M. Morsi, mais aussi des militants séculaires.

Il s’est attaqué, depuis son élection en 2014, à relancer l’économie du pays, à redresser son infrastructure chancelante et à combattre les islamistes qui sévissent dans le Sinaï.

Les autorités ont systématiquement érodé plusieurs des libertés obtenues lors du soulèvement populaire de 2011, qui a renversé le régime de Hosni Moubarak. La nouvelle Constitution ratifiée en 2014 est perçue comme la plus libérale de l’histoire du pays, mais les clauses qui garantissent les libertés, le droit à la vie privée et les droits de la personne sont essentiellement ignorées.

Un représentant de HRW a dit que le régime du président el-Sissi «consolide et accentue la répression», ce qui nécessite une réplique musclée de la communauté internationale.

Aussi dans Monde :

blog comments powered by Disqus