HO CHI MINH VILLE, Viêtnam — À l’occasion de son dernier voyage en tant que chef de la diplomatie américaine, John Kerry a défendu le Partenariat transpacifique (PTP), un accord commercial entre 12 pays que la prochaine administration a promis de tailler en pièces.

De passage à Ho Chi Minh Ville, au Vietnam, M. Kerry a affirmé que l’économie des États-Unis ne pouvait pas croître sans qu’ils soient capables de vendre leurs biens au reste du monde.

Le secrétaire d’État a toutefois reconnu que l’accord commercial adopté par le président sortant Barack Obama sera en danger lorsque le président désigné Donald Trump prendra le pouvoir, la semaine prochaine.

M. Kerry a cependant assuré que l’engagement des États-Unis envers la région de l’Asie-Pacifique ne changera pas malgré la nouvelle administration.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, a souligné que le président Obama avait consacré une bonne partie de son dernier mandat à cet accord commercial, qui aurait aboli 18 000 taxes imposées sur les biens et services américains.

M. Earnest a toutefois déploré que le Congrès se soit traîné les pieds pour se saisir de l’accord négocié par l’administration Obama.

«C’est malheureux parce qu’il semble que les autres pays soient prêts à avancer sans les États-Unis», a-t-il remarqué.

«Cela signifie que les produits des autres pays seront moins chers pour certains pays et cela désavantagera encore plus les entreprises américaines», a-t-il ajouté.

John Kerry se dirigera dans les prochains jours à Paris pour participer à une conférence sur le Moyen-Orient, puis à Londres où il rencontrera le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, pour discuter de la situation en Syrie.

Le secrétaire d’État qui aura le plus voyagé dans l’histoire des États-Unis terminera son périple à Davos, en Suisse, où il participera au Forum économique mondial le 18 janvier, seulement deux jours avant que son successeur, Rex Tillerson, ne soit assermenté.

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