The Associated Press Tony Blair.

LONDRES — L’ancien premier ministre britannique Tony Blair a lancé vendredi une nouvelle campagne pour inciter le Royaume-Uni à revenir sur sa décision de claquer la porte de l’Union européenne.

Il estime que les Britanniques qui veulent rester au sein de l’UE doivent se faire entendre clairement.

M. Blair est d’avis que l’intention du gouvernement conservateur de quitter l’UE «à tout prix» nuira aux prochaines générations et abîmera l’unité même du Royaume-Uni.

L’ancien premier ministre croit que la décision de quitter prise lors du référendum de l’an dernier découle de «renseignements imparfaits» et que les Britanniques se sont prononcés sans avoir été informés clairement des conditions du Brexit.

Maintenant que ces conditions commencent à se préciser, a déclaré M. Blair lors d’un discours à Londres, ils ont le droit de changer d’idée.

Moins de 52 % des Britanniques ont voté en faveur d’un divorce dont les conditions n’avaient pas été précisées, et le gouvernement conservateur de la première ministre Theresa May se fait très discret à ce sujet de manière à ne pas affaiblir sa position en vue des négociations avec l’Europe.

Plusieurs Britanniques commencent à s’inquiéter des conséquences d’un départ.

M. Blair a pris la parole au nom d’Open Britain, un groupe qui réclame que le Parlement britannique ait un «droit de regard clair» sur toute entente que Mme May conclura avec l’Union européenne. Le groupe exige notamment que le Royaume-Uni demeure membre du marché unique, ce qui lui garantirait un accès libre à quelque 500 millions de consommateurs.

Mme May n’a offert qu’une ébauche de ses priorités, et on retrouve au sommet de sa liste une réduction de l’immigration. La pression pour obtenir plus de détails se fait toutefois de plus en plus intense, puisqu’elle a annoncé son intention d’enclencher formellement le processus de séparation d’ici le 31 mars.

M. Blair estime que les partisans du Brexit ont profité de la situation telle qu’elle existait au moment du référendum, en juin 2016, mais «de tels sentiments ne sont pas coulés dans le béton».

L’ancien premier ministre a maintenant l’intention de recruter des alliés de toutes les allégeances politiques pour poursuivre le combat.

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