Murat Cetinmuhurdar Murat Cetinmuhurdar / The Associated Press

ANKARA, Turquie — Des figures de l’opposition en Turquie ont dit avoir subi des menaces, de la violence, des détentions arbitraires, des refus de temps d’antenne à la télévision et même du sabotage dans la campagne sur le référendum visant à élargir les pouvoirs du président.

Ces récriminations surviennent alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé de son côté des pays européens pour avoir empêché des ministres de son gouvernement de faire campagne à l’étranger en vue du référendum du 16 avril.

M. Erdogan a poursuivi sur sa lancée, dimanche, dans un discours à Istanbul, accusant les Pays-Bas avant de s’en prendre à la chancelière allemande Angela Merkel. Le président turc a accusé Mme Merkel de «pratiques nazies», faisant référence à l’interdiction de rassemblements électoraux en faveur du «oui» au référendum turc.

Des politiciens faisant campagne contre les changements constitutionnels proposés par le président turc ont aussi affirmé que l’état d’urgence en Turquie depuis une tentative de coup d’État avortée en juillet les empêchait de faire passer leur message avant le vote.

Utku Cakirozer, un ancien journaliste, qui est désormais un élu du Parti républicain du peuple (CHP), a également critiqué les interventions de l’Allemagne et des Pays-Bas, tout en affirmant que dans la démocratie turque, «la barre a été baissée considérablement et doit être relevée rapidement».

Il a fait état d’une «série de gestes d’obstruction» à l’endroit de la campagne pour le «non» au référendum.

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