Patrick Kovarik/Associated Press Marine Le Pen

PARIS — Les cinq principaux candidats à la présidence française ont croisé le fer pour la première fois, lundi, et la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen a dû essuyer de nombreuses attaques de la part de ses opposants.

Le socialiste Benoît Hamon et le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, qui tentent de monter dans les sondages, ont été les premiers à s’en prendre à Mme Le Pen.

M. Hamon a déploré l’attitude «révoltante» de la candidate du Front national, qui venait de parler des écoles comme d’un «cauchemar» où les élèves vont «avec la peur au ventre».

Jean-Luc Mélenchon a pour sa part interrompu Mme Le Pen lorsqu’elle parlait de l’importance d’enseigner davantage le français. Il a fait valoir que le français s’apprenait en parlant la langue.

Les candidats ont eu des échanges corsés notamment sur la place de la religion en France.

Marine Le Pen veut bannir tous les symboles religieux — dont le voile islamique et la kippa juive — de l’espace public.

Emmanuel Macron, le candidat centriste indépendant qui mène dans les sondages avec Mme Le Pen, a réagi avec véhémence lorsque celle-ci a statué qu’il était d’accord avec le port du burkini — un maillot de bain qui couvre tout le corps à part le visage.

«Je ne vous fais pas parler, je n’ai pas besoin d’un ventriloque», a-t-il lancé, l’accusant de vouloir utiliser ce débat pour diviser les Français.

Le candidat de droite, François Fillon, est resté plutôt discret. Sa campagne a été plombée par des allégations voulant qu’il ait rémunéré sa femme et ses enfants avec des fonds publics pour des emplois qu’ils n’auraient pas effectués.

Au total, 11 candidats se disputeront la présidence du pays. Le premier tour est prévu le 23 avril, et les deux candidats arrivés en tête s’affronteront de nouveau le 7 mai.

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