AP Des rebelles houthis

LE CAIRE — Les mines antipersonnel déployées par les rebelles chiites au Yémen ont tué ou blessé des centaines de personnes, en plus d’empêcher les populations déplacées de rentrer chez elles, a dénoncé jeudi Human Rights Watch.

L’organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne accuse les rebelles houthis, qui sont associés aux forces d’un ancien président, d’avoir utilisé des mines dans au moins six provinces depuis mars 2015, quand la coalition saoudienne a lancé sa campagne militaire contre eux.

Un représentant de HRW, Steve Goose, a reproché aux rebelles et aux hommes de l’ancien président Ali Abdullah Saleh «d’avoir fait fi de l’interdiction qui pèse sur l’utilisation des mines antipersonnel au détriment des civils yéménites».

Il a rappelé que les mines antipersonnel sont interdites au Yémen depuis 20 ans.

Une autre représentante de HRW, Kristine Beckerle, a dit que le groupe a trouvé au Yémen deux types de mines qui n’y avaient jamais été vus auparavant. Elle a accusé les forces de la coalition saoudienne, et non seulement les rebelles ou les hommes de Saleh, d’avoir utilisé des armes interdites.

HRW a diffusé une photo d’une mine de type Claymore qui peut projeter des billes d’acier à une distance de 100 mètres. La mine porte des inscriptions chinoises et a été trouvée dans un secteur contrôlé par les houthis.

Près d’un millier de personnes ont été tuées ou blessées par des mines antipersonnel au Yémen depuis 2015, selon l’organisation.

La guerre civile qui déchire le Yémen a fait quelque 10 000 morts et chassé trois millions de personnes de chez elles.

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