Tami Kaschke Tami Kaschke / The Associated Press

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud — Des carcasses de grands requins blancs qui se sont récemment échouées sur les plages de l’Afrique du Sud démontrent que le prédateur le plus redouté de tous les océans n’est pas de taille face aux épaulards.

Des autopsies ont révélé que tous les requins portaient une blessure béante à l’abdomen et que leur foie était manquant.

Il semblerait donc que les épaulards, témoignant d’une dextérité remarquable, éventrent leur proie pour ne gober que l’organe riche en huile et en éléments nutritifs.

Les plus gros épaulards peuvent atteindre une taille de neuf mètres et sont donc nettement plus gros que les grands requins blancs.

Des experts estiment toutefois qu’il est peu probable que les épaulards s’en prennent régulièrement aux grands requins blancs, en raison de leur puissance et de leur férocité. Des requins plus petits, comme le requin griset, seraient des proies plus fréquentes, mais des études ont montré que la peau rugueuse des requins finit par abîmer les dents des épaulards.

Deux carcasses de grands requins blancs ont été retrouvées à Gansbaai et une troisième à Struisbaai.

Même si la population croit que le grand requin blanc trône au sommet de la chaîne alimentaire, explique le ministère sud-africain de l’Environnement, les épaulards sont des chasseurs nettement plus spécialisés qui considèrent pratiquement tous les habitants des mers comme un repas.

Ce sont des animaux intelligents, dotés de cerveaux imposants, qui sont capables d’apprendre et de repérer leurs proies en émettant des ondes sonores, ajoute le ministère.

Les grands requins blancs se sont faits plus rares au moment où les trois carcasses ont été retrouvées, ont rapporté des organisateurs de plongées en cage, ce qui pourrait indiquer que leurs congénères avaient choisi d’aller nager ailleurs en attendant le départ des épaulards.

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