Matt Dunham Matt Dunham / The Associated Press

STOCKHOLM — La procureure en chef de la Suède a annoncé vendredi l’abandon de l’enquête concernant les allégations de viol portées contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, il y a près de sept ans, puisqu’il n’y a aucune possibilité de l’arrêter «dans un avenir immédiat».

Cela signifie que le leader de WikiLeaks n’est plus recherché pour crimes sexuels en Suède, mais il est toujours dans la mire de la justice britannique pour ne pas avoir respecté les conditions de sa remise en liberté sous caution en 2012.

C’est à ce moment que l’homme de 45 ans s’était réfugié à l’ambassade de l’Équateur, à Londres, afin d’échapper à un mandat d’arrestation lancé en Europe par la Suède. Il s’y terre depuis, notamment par crainte d’être extradé vers les États-Unis en raison de son rôle à la tête de WikiLeaks — un site qui s’est attiré la colère de gouvernements partout dans le monde en publiant des milliers de documents américains secrets.

On ne sait pas si les États-Unis souhaitent vraiment mettre la main au collet de M. Assange.

Son avocat suédois, Per E. Samuelsson, a déclaré à la radio locale que son client a remporté une «victoire totale» et qu’il est maintenant libre de sortir de l’ambassade équatorienne quand il veut.

Le bureau des procureurs suédois a fait savoir que la procureur en chef Marianne Ny «a décidé de mettre fin à l’enquête». Mme Ny a ensuite dit qu’elle annulera le mandat d’arrestation européen lancé contre M. Assange.

Elle a expliqué aux journalistes que le fondateur de WikiLeaks «a essayé d’échapper à toutes les tentatives d’arrestation» de la part des autorités britanniques ou suédoises. Mme Ny a ajouté que les procureurs ont été incapables de procéder à une évaluation complète du dossier, et qu’ils ne tirent aucune conclusion quant à la culpabilité ou à l’innocence de M. Assange.

Elle a prévenu que le dossier pourrait être rouvert si M. Assange revient en Suède avant l’expiration du délai de prescription en 2020.

La police britannique a indiqué que M. Assange pourrait être arrêté s’il sort de l’ambassade équatorienne, puisqu’un mandat britannique est toujours en vigueur en lien avec sa fuite en 2012.

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