The Associated Press Le prince Nurohito et l'empereur Akihito.

TOKYO — Le cabinet japonais a approuvé vendredi une loi qui permettra à l’empereur Akihito d’abdiquer et à son fils, le prince héritier Naruhito, de monter sur le trône du chrysanthème.

Il s’agira de la première abdication au Japon en 200 ans.

Akihito avait témoigné en août dernier de son désir d’abdiquer en raison de son âge et de sa santé. Il avait alors relancé le débat au Japon concernant la succession impériale, au sein d’une monarchie vieille de 2000 ans.

Akihito avait 56 ans quand il a accédé au trône après la mort de son père, l’empereur Hirohito, en 1989. Naruhito a 57 ans.

Les femmes ne peuvent monter sur le trône du chrysanthème, et le gouvernement a pour le moment choisi d’éviter des questions épineuses comme la place des femmes dans une succession réservée aux hommes.

Le seul enfant de Naruhito est une fille. Son frère cadet, Akishino, a un jeune fils et deux filles.

La famille royale japonaise perdra un autre membre avec le mariage prochain de la princesse Mako, une des filles d’Akishino. Elle compte épouser un roturier et perdra alors son titre royal.

Un porte-parole du gouvernement a dit s’attendre à ce que la loi soit adoptée sans problème, puisqu’elle s’appliquera uniquement à Akihito. La presse locale rapporte que l’abdication pourrait survenir à la fin de 2018, quand l’empereur célébrera son 85e anniversaire de naissance et 30 ans sur le trône.

Une nouvelle loi est nécessaire puisque la Loi impériale japonaise interdit toute abdication.

Le dernier empereur japonais à avoir abdiqué était Kokaku en 1817.

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